• À PROPOS DE LA SCIENCE À L’ÉTAT PUR

    À PROPOS DE LA SCIENCE À L’ÉTAT PUR— Avant d’aller plus loin dans mes réflexions, je vous dois quelques excuses pour la longueur de ce billet. Il n’est pas impossible que certaines personnes estiment que « c’est la montagne qui accoucha d’une souris », selon la formule consacrée. Pardon, pour avoir abusé de votre patience en suscitant chez vous une certaine hâte d’en finir que je devinais grandir au fil de vos commentaires, courriers électroniques et divers messages. Pour justifier la longueur des textes, je tiens à vous dire précisément que c’est le temps, le savoir et bien d’autres sentiments dont il était question. J’aurais pu intituler cette histoire « la légende d’une science méconnue », avec bien évidemment, toute la modestie qui l’accompagne. On aurait tout aussi bien pu imaginer les pages précédentes comme étant le combat de l’omnibus contre le TGV.

    Une chose est certaine. Ne voyez surtout pas en ce billet, une quelconque opposition viscérale entre deux mondes ayant chacun leur culture et les traditions qui les nourrissent. Je suis, par nature, respectueux des coutumes de chacun des peuples, qui à n’en pas douter se complètent et s’enrichissent lorsqu’elles se rencontrent. Je tenais modestement à travers mes propos à mettre l’accent sur ce que nous devrions nous imposer en matière du bien-vivre. Prendre le temps pour respirer et découvrir par nous-mêmes, sans toujours compter sur les autres. Il n’est pas que des inconvénients dans l’existence que nous menons. Il est aussi des moments merveilleux, qui sont les sourires de la vie. Elle est comme une fleur qui ne meurt jamais. Chaque jour elle nous fait l’offrande d’une corolle nouvelle qui se serre autour d’un cœur généreux, alors qu’un prochain bouton est en préparation pour s’épanouir le jour suivant.  

    Le temps, qui est le complice inséparable de la l’existence, nous envoie en permanence des petits signes que bien souvent nous ignorons. Cependant, c’est bien à nous qu’il s’adresse quand il demande à l’alizé de nous caresser de son souffle tiède. C’est encore à nous qu’il conseille de mieux l’observer dès lors qu’il se pose un instant sur un ami en l’illuminant d’une clarté quasi céleste, alors que nous nous apprêtions à le croiser sans le voir. Par les sentiers, si votre pied se prend malencontreusement dans une racine affleurant la surface, n’en concluez pas que le temps vous en veut à ce point de vous faire chuter. Au contraire, il vient de vous envoyer un avertissement fort, vous démontrant qu’il est important de ralentir votre marche et qu’il est parfaitement inutile de courir vers un éventuel danger. Il se signale à nous pour nous indiquer qu’il est notre premier ami. Il ne nous demande qu’une chose : rester à nos côtés et nous apprendre à vivre à sa cadence. Allant d’un pas modéré, sans nul doute est la meilleure façon de nous pencher sur les beautés silencieuses qui parsèment notre univers. Prétendre que le temps prend le sien pour imaginer toujours plus de magnificences attrayantes, je devine que j’aurai pu l’écrire en quelques lignes seulement. Mais ne vous ai-je pas déjà dit que j’étais un amoureux éperdu de la nature et que dès l’instant où mes yeux se posent sur une nouveauté, je redeviens l’enfant qui s’étonnait de tout ? Je le confesse humblement ; je ne sais pas faire de petits tableaux. Je les désire immenses, avec des acteurs à tous les étages et des peintures aussi vraies que celles qui tapissent la forêt, pour que chaque élément se sente chez lui. Je suis incapable de vous livrer une toile sans son cadre assorti et comme je suis généreux de caractère, j’offre également le clou et le marteau afin de le suspendre à l’endroit que vous définissez.  

    Sans doute me trouverez-vous excessif.  

    Mais c’est ainsi qu’est mon personnage. À la façon de ceux qui ont manqué, j’aime à donner beaucoup. Et puis, pourquoi garderais-je pour moi ce qui peut faire plaisir aux amis qui en sont privés ? Pour être en paix avec ma conscience, j’ai choisi de vivre comme le guide amérindien qui marche d’une ligne à l’autre de mon billet. J’ai, depuis longtemps, compris que je savais peu ; alors à mon tour j’ai décidé de parcourir les layons de notre grande forêt, avec, en filigrane, un doute qui assaille chacun des jours passés sous la canopée : malgré mon optimisme, je redoute qu’un jour elle disparaisse avant que nous ayons découvert la plupart de ses secrets.

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